Burkina Faso : Chute historique de 48 % des décès liés au paludisme en 2025

Le pays a enregistré une baisse spectaculaire de près de 50 % de la mortalité liée à cette maladie en un an, selon les données officielles. Entre déploiement vaccinal et stratégies communautaires, Ouagadougou affiche désormais une ambition claire : l’élimination totale d’ici 2030.

 

Ouagadougou – Le nombre de décès est passé de plus de 5 000 en 2024 à environ 2 600 en 2025, soit une réduction drastique de 48 %. Parallèlement, le nombre de cas graves et de contaminations a également amorcé une courbe descendante significative. «Le nombre de décès liés au paludisme a chuté de 48% au cours de l’année 2025. C’est un résultat historique qui témoigne de l’efficacité des efforts conjugués sur le terrain», a déclaré une source officielle du ministère de la Santé.

Cette réussite n’est pas le fruit du hasard. Le Burkina Faso a été l’un des premiers pays africains à adopter à grande échelle le nouveau vaccin R21/Matrix-M, développé par l’Université d’Oxford. Le déploiement ciblé vers les enfants de moins de 5 ans — la population la plus vulnérable — a permis de réduire drastiquement les formes graves de la maladie. La stratégie anti-malaria burkinabè a également porté le nombre de moustiquaires imprégnées distribuées à 14 millions dans tout le pays.

Au-delà des retombées sanitaires, la baisse de l’occurrence du paludisme présente des implications économiques. En effet, les dépenses liés à la prise en charge de la maladie par les ménages ont été réduites de 15 milliards FCFA. Ces performances font du Burkina Faso un exemple dans le continent africain qui concentre encore plus de 90 % des cas mondiaux de paludisme.

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